OUBLI DE L´IMPORTANCE DE LA PREVENTION

Conformément à la loi organique 2/1986 dans son chapitre II, Des Fonctions, l’article 11, paragraphe F, dis que c´est la fonction des forces de sécurité « de prévenir la perpétration d’actes criminels ».

Nous voyons que c’est le cas dans une multitude d’événements : manifestations , activités sportives, actes publics… où la présence des Forces de Sécurité est palpable comme moyen « préventif » pour  éviter que des crimes comme agressions, désordres publics , infractions ou attentats soient commis … c’ est à dire, ils ne sont pas dans ces endroits car un crime ai été commis, ils sont là afin d´éviter et d’ assurer qu’il ne soient pas commis ! Donc , ils sont là pour la prévention, et jusque-là tout est parfait !    De plus, étant donné les temps actuels dans lesquels on vit, je pense qu’il est important que les corps de police soient présents afin d’éviter des situations où une partie de la société peut souffrir à cause de quelques voyous.

Mais il semblerait que la prévention ne fait pas « acte de présence » dans certaines situations, par exemple dans les cas de violences sexistes, et je dis cela au regard des faits produits la semaine dernière, où des femmes qui avaient porter plainte à cause de leurs vécus n’ont pas reçu l’attention dû ; avec les déplorables et accablantes conséquences de leurs assassinats ou ceux de leurs fils et filles.

Après cette noire semaine le Ministère de l’Intérieur travaille afin d’améliorer les protocoles d’évaluation de la police concernant le niveau de péril, et ce dans le but d’améliorer l’évaluation des victimes de violence sexiste. C’est très bien ! c’est aller de l’avant ! Tout ce qui implique d’éviter des actes tels que ceux qui ont eu lieu , signifie progresser dans la lutte contre la violence sexiste.

Pour améliorer ces protocoles d’évaluation, notre Association propose d’ aller plus loin. Toutes les évaluations des risques sont effectuées depuis le point de départ du Risque Zéro, et ce risque augmente ou est maintenu conformément aux informations que la plaignante déclare ou des enquêtes faites par les Forces de Sécurité. Mais comme nous sommes des êtres- humains et que nous ne sommes pas parfaits, l’erreur humaine peut toujours être présente ; tant dans les manifestations que réalise la plaignante , étant donné que son état émotionnel n’ est souvent pas l’ approprié au moment du dépôt de la plainte, et désormais, elle peut  oublier ou omettre des données très importantes pour l’évaluation ; tant, par les forces de sécurité  en raison d’ un  manque de formation, étant donné que dans des nombreuses occasions le personnel qui reçoit la plainte n´est pas formée dans la violence sexiste dû au déficit de l’équipement et du personnel destinés dans ces unités, ou bien qu’ ils n´arrivent pas à comprendre ce que la femme cherche à transmettre.

Si vraiment, nous ne voulons plus que se reproduisent des meurtres de femmes et de leurs enfants, il faut aller un peu plus loin et cela ne sera pas possible tant qu’on partira de l’Évaluation Risque Zéro au lieu de l’Évaluation Risques Extrême, car c’est à partir de ce dernier point qu’il faut descendre le risque au fur et à mesure des informations obtenues et non à l´inverse. Cela évitera que beaucoup de femmes qui déposent plainte se fassent assassinées. Mais évidemment, cela aurait un coût élevé en personnel et matériel, mais c’est ce que nous croyons indispensable de faire au jour d´aujourd’hui, car cela empêcherait de nombreux meurtres et serait une véritable prévention.

« Lorsqu’on effectue une Évaluation des Risques d’une femme victime de violence sexiste, si, au lieu de partir d’un Risque Zéro on le faisait d´un Risque Extrême on empêcherait de nombreux meurtres »

En outre, toutes les personnes que nous travaillons directement avec les femmes victimes de violence sexiste, nous savons à science sûr que pour savoir à 100 % lorsqu’un agresseur peut passer de l’agression au meurtre, il y a un seul moyen fiable de le vérifier, et cet par le biais d’une évaluation médico-légale Intégrale, chose qui à peine se fait à présent, comme vous pouvez le constater dans cet article. » “Las valoraciones de riesgo de las víctimas de violencia de género funcionan a medio gas” “(El País 10/01/18). Cet outil devrait être d’usage obligatoire par les Tribunaux de Violence de Genre, de même que le fait de donner une réelle formation aux juges dans ce domaine, et si nous voulons aller encore plus loin,  avant de les donner la formation nous devons sensibiliser  tous les corps judiciaires à tous les niveaux, car on a beau donner beaucoup de formation technique(16 heures de cours en ligne ),  il faut  d’abord qu’ils comprennent  ce que c´est la violence sexiste, chose qu’au jour d’ aujourd’hui beaucoup de juges ne comprennes encore pas, comme on peut  le constater  dans le cas publique du juge  Francisco Javier Martínez Derqui. (cadena Ser)

Et finalement, mais pas de ce fait moins important, si nous voulons PREVENIR que l’actuelle situation se propage à l’avenir, la seule façon de le faire est par le biais de l’éducation, et pour cela il faut commencer maintenant, allouant les ressources nécessaires pour que nos futures générations soient libres de Violence de Genre  et puisse vivre dans une société égalitaire.